Bourse de Paris en recul: le luxe dévisse
La Bourse de Paris a clôturé en recul lundi, aspirée par les valeurs du luxe (LVMH, L'Oréal...) et la poursuite de la hausse des prix du pétrole.
L'indice CAC 40 a reculé de 56,19 points (-0,69%) et redescend vers le seuil des 8.000 points (8.056,63 points).
C'est la troisième séance en repli d'affilée (-1,09% vendredi et -1,17% jeudi) après le fort rebond de mercredi dernier porté par l'espoir d'un accord imminent au Moyen-Orient (+2,94%).
Tout autre était le contexte géopolitique ce lundi. Le président américain Donald Trump a jugé "totalement inacceptable" la réponse de l'Iran à la proposition américaine pour mettre fin à la guerre et rouvrir le détroit d'Ormuz.
Résultat: le prix du baril de pétrole est reparti à la hausse (104,62 dollars le baril de Brent, +3,29%, et 98,67 dollars le WTI américain, +3.41%).
"On est encore face au prix du pétrole qui explose, avec de plus en plus de mal à voir la réouverture du détroit d'Ormuz", résume pour l'AFP Florian Ielpo, analyste pour Lombard Odier.
"La remontée des cours du pétrole ravive sans cesse les craintes d'inflation et incite à la prudence sur le parquet", rappelle Andreas Lipkow analyste pour CMC Markets.
Plus forte capitalisation boursière, LVMH a enregistré la plus mauvaise performance du jour (-4,38% à 452 euros l'action).
Titre le plus cher sur la place de Paris, Hermès a reculé de 3,28% à 1.606,50 euros. Kering (-3,01% à 238,50 euros) et L'Oréal (-2,59% à 353,60 euros) ont suivi le même mouvement de revente.
Les valeurs du luxe ont été plombées par un rapport des analystes de la banque Berenberg. Ils estiment que les investisseurs devraient vendre leurs actions, étant donné le faible potentiel de croissance du secteur.
Une nouvelle fois, le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics a affiché la meilleure progression de la journée (+2,73% à 50,36 euros).
Le groupe profite de l'appétit des marchés pour l'intelligence artificielle (IA), qui a été encore renforcé par les résultats trimestriels des géants de la tech ces derniers jours.
"Nous sommes arrivés au stade où les gros titres sur la guerre au Moyen-Orient ne dérangent plus ceux qui investissent dans l'intelligence artificielle", résume Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.
(A.Renaud--LPdF)