Entre canicule et arrachage, la vendange 2026 recule à un niveau historiquement bas, selon des estimations
La production viticole française en 2026 s'élèverait à moins de 34 millions d'hectolitres, en baisse de 6% par rapport à la petite récolte 2025, selon des estimations publiées lundi par le ministère de l'Agriculture, ce qui en ferait la plus faible production depuis 1957 si ces chiffres se confirmaient.
Cette baisse, de 17% par rapport à la moyenne 2021-2025, s’explique à la fois par le recul des surfaces et des rendements pénalisés par la sécheresse et les canicules de l’été, souligne le service des statistiques de l'Agriculture (Agreste), qui relève cependant de forts contrastes entre les régions.
Au 1er septembre, la production est estimée à près de 33,9 mhl, contre 35,9 mhl l'an dernier.
Il s’agirait d’une des plus faibles récoltes des 30 dernières années, souligne Agreste. Pour l'Organisation internationale du vin (OIV), qui tient les statistiques mondiales de la production et de la consommation de vin, la France avait déjà enregistré en 2025 sa plus faible production depuis 1957.
Ces vendanges restent cependant "marquées par de fortes disparités régionales", note le service du ministère, avec par exemple en Champagne une récolte qui s’annonce réduite de moitié par rapport à 2025 et à la moyenne quinquennale.
En revanche, en Languedoc-Roussillon, malgré une baisse des surfaces en production, la vendange serait en hausse de 5% par rapport à la faible récolte 2025 grâce à de meilleurs rendements, tout en restant inférieure de 8% à la moyenne 2021-2025.
(F.Bonnet--LPdF)