Le Pays De France - Première visite à Moscou du président de l'OSCE depuis l'invasion de l'Ukraine

Paris -
Première visite à Moscou du président de l'OSCE depuis l'invasion de l'Ukraine
Première visite à Moscou du président de l'OSCE depuis l'invasion de l'Ukraine / Photo: © AFP

Première visite à Moscou du président de l'OSCE depuis l'invasion de l'Ukraine

Une délégation de l'OSCE s'est rendue pour la première fois jeudi à Moscou depuis quatre ans et le début de l'invasion russe de l'Ukraine pour tenter de renouer le dialogue, a annoncé vendredi son président en exercice Ignazio Cassis.

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"On ne peut pas progresser avec des monologues des deux côtés", a déclaré le ministre suisse des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse à son retour à Vienne, où siège l'Organisation pour la sécurité et la Coopération en Europe.

M. Cassis et le secrétaire général de l'OSCE, le Turc Feridun Hadi Sinirlioglu, ont rencontré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov jeudi soir et vendredi matin, deux heures à chaque fois, a-t-il précisé.

Lundi, les deux responsables avaient rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Kiev.

"Ce que nous avons fait, c'est faire le premier pas, montrer la volonté d'aller à la rencontre et dire : hé, nous sommes là, et nous sommes là pour vous parler et vous écouter", a dit M. Cassis qui tente de faire revenir dans l'arène diplomatique l'organisation née de la Guerre froide.

Il faut "rappeler que cette organisation existe et demander" à ses 57 pays membres "s'ils veulent l'utiliser ou non", a insisté M. Cassis, évoquant aussi les pays de l'Union européenne et de l'Otan. "L'OSCE a de l'expérience et de l'expertise, a-t-il insisté. Elle pourrait être en mesure de mener une mission de suivi et de vérification dans le cadre d'un cessez-le-feu, pour la gestion de l'après-guerre".

La mission d'observation de l'OSCE déployée dans l'est de l'Ukraine en 2014 avait quitté en catastrophe le pays après le déclenchement de l'offensive en 2022.

Trois de ses employés ukrainiens sous mandat officiel, arrêtés puis condamnés pour espionnage, sont toujours détenus en Russie.

"Il y a quelques progrès et j'espère que nous verrons des résultats dans les prochaines semaines. C'est quelque chose que je vais suivre dans les prochains jours", a déclaré M. Sinirlioglu en évoquant les négociations pour obtenir leur libération.

(A.Renaud--LPdF)