Le Pays De France - Climat: Extinction Rebellion occupe brièvement une passerelle parisienne avant le 2e tour des municipales

Paris -
Climat: Extinction Rebellion occupe brièvement une passerelle parisienne avant le 2e tour des municipales

Climat: Extinction Rebellion occupe brièvement une passerelle parisienne avant le 2e tour des municipales

Des militants du groupe écologiste Extinction Rebellion (XR), entre 180 et 300, respectivement selon la police et les organisateurs, ont brièvement occupé samedi la passerelle Simone-de-Beauvoir dans Paris, avant d'être évacués par la force, par les CRS, a constaté l'AFP.

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Moins de trois quarts d'heure après le début de l'occupation, les forces de l'ordre, après les sommations d'usage par mégaphone, ont commencé à évacuer les militants un par un, malgré les protestations, soit en les escortant à pied, soit en les portant et, pour certains, en les traînant à terre.

Au bout de deux heures, l'essentiel des militants avaient été évacués. Certains ont été embarqués dans un car de police.

Une quinzaine d'entre eux ont été placés en garde à vue, tandis que d'autres ont fait l'objet de verbalisations, a indiqué une source policière, précisant que du matériel avait également été saisi.

"Au cours de près de trois heures de nasse, plus d'une centaine de personnes ont été arrêtées", a indiqué XR dans un communiqué, indiquant qu'un militant "a été violemment descendu d'une structure de trois mètres de haut, entraînant son transfert à l'hôpital", sans précisions sur son état de santé.

Le groupe estime avoir fait l'objet d'une "répression (...) tout à fait démesurée", lors de cette "occupation festive, pacifique et non violente".

L'action a été organisée à la veille du second tour des élections municipales, afin de "rappeler qu'en fait, dans les élections, on ne parle pas du tout d'écologie, (...) alors que le sujet écologique est dans le top 3 des préoccupations des français et des françaises", a expliqué à la presse Juliette, une des porte-paroles de XR.

Dans une ambiance bon enfant, rythmée par des chants, barnums, tipis ont été dressés à la hâte sur cette passerelle qui enjambe la Seine entre le 12e et le 13e arrondissement, avant d'être démontés par les forces de l'ordre.

"On voulait faire quelque chose de familial, coloré, discuter, remettre la démocratie au centre", a déclaré "Pousse verte", une jeune militante qui ne souhaitait pas donner son nom.

"On ne fait rien de violent et on se retrouve nassé, ils nous délogent par la force, c'est complètement disproportionné", a-t-elle conclu, avant d'être évacuée.

Les organisateurs visaient des "lieux de pouvoir" comme le Conseil d'Etat, mais ont dû changer leur fusil d'épaule, en raison d'arrêtés préfectoraux les empêchant de se rassembler à plusieurs endroits de la capitale.

Plusieurs militants se sont attachés les uns aux autres, certains derrière une banderole "Ensemble contre la haine", pour compliquer l'évacuation.

"On souhaite remobiliser les gens démocratiquement" et qu'il puisse à l'avenir y avoir "des assemblées citoyennes décisionnaires", a expliqué Granny, 32 ans, militante XR et commerçante indépendante d'articles de seconde main, au début de l'action.

(V.Castillon--LPdF)