Le Pays De France - GB: le nouveau Premier ministre Andy Burnham réunit son gouvernement et s'engage pour le pouvoir d'achat

Paris -
GB: le nouveau Premier ministre Andy Burnham réunit son gouvernement et s'engage pour le pouvoir d'achat

GB: le nouveau Premier ministre Andy Burnham réunit son gouvernement et s'engage pour le pouvoir d'achat

Le nouveau Premier ministre britannique travailliste Andy Burnham s'est engagé mardi à "faire baisser le coût de la vie" tout en respectant la discipline budgétaire, en réunissant pour la première fois son gouvernement, expurgé des fidèles de son prédécesseur Keir Starmer.

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Une première mesure en faveur du pouvoir d'achat pour les ménages a été annoncée dès l'aube, avant d'autres attendues dans les prochains jours : la suppression de la TVA sur les factures d'électricité des ménages à compter du 1er octobre.

"Nous devons être un gouvernement du pouvoir d'achat et faire baisser le coût de la vie, explorer toutes les pistes possibles pour y parvenir", a déclaré Andy Burnham aux nouveaux ministres, réunis pour la première fois à Downing Street au lendemain de leur nomination.

Dans une ambiance détendue, tout sourire, le nouveau Premier ministre, 56 ans, qui a pris ses fonctions lundi, a félicité son équipe. Le nouveau cabinet compte 23 membres permanents, plus de femmes (12) que d'hommes (11), même si elles ont perdu deux postes prestigieux, le Foreign Office et le ministère des Finances.

- Règles budgétaires -

Pour alléger le coût de la vie dans un contexte de finances publiques contraintes, Andy Burnham a souligné qu'il fallait "reprioriser".

La mesure d'aide annoncée mardi sera financée par l'abandon d'un projet de carte d'identité numérique, a-t-il précisé, alors que des doutes se font entendre sur le bouclage budgétaire de ses ambitions.

"J'ai un ministre des Finances qui va me surveiller de près à ce sujet", a-t-il lancé, à l'adresse de John Healey, qu'il a nommé à la surprise générale au poste hautement stratégique de Chancelier de l'échiquier.

Ancien ministre de la Défense, John Healey, 66 ans, avait quitté le gouvernement Starmer sur fond de désaccord budgétaire avec Rachel Reeves, à qui il succède aux Finances.

Il fait face à une lourde tâche, dans un contexte de croissance atone.

La suppression de la TVA sur l'électricité sonne comme l'exact opposé de la suppression d'un chèque énergie pour des millions de retraités qui avait été décrétée par Keir Starmer à son arrivée au pouvoir en juillet 2024 et qui avait ensuite plombé son mandat.

En lui succédant, Andy Burnham est devenu le septième Premier ministre britannique depuis 2016.

- Changement de style -

Si l'on retrouve dans les rangs du nouveau gouvernement des figures présentes dans l'équipe précédente, des fidèles de l'ex-Premier ministre ont été éloignés, le journal The Times et The Independant titrant même sur une "purge".

Le portefeuille de la Défense revient à Wes Streeting, ambitieux ex-ministre de la Santé qui sera chargé de mettre en œuvre le plan d'investissement sur dix ans pour moderniser l'armée britannique.

Le nouveau ministre a assuré l'Ukraine de son soutien, après qu'Andy Burnham a échangé par téléphone avec Volodymyr Zelensky, mais aussi avec Donald Trump ou Emmanuel Macron.

Ed Miliband, chef du Labour entre 2010 et 2015 et ministre de l'Energie sortant, a pris la tête de la diplomatie britannique. Shabana Mahmood, connue pour sa fermeté sur l'immigration, a été maintenue à l'Intérieur.

Le style du nouveau chef du gouvernement, qui se veut plus décontracté et proche des gens, tranche avec celui de son prédécesseur. En prenant ses fonctions lundi, il a prononcé devant le 10, Downing Street un discours sans notes et sans pupitre, en présence de son épouse Marie-France van Heel, de ses enfants et de sa mère.

Il a dit vouloir réindustrialiser le pays, construire plus de logements sociaux et "mettre fin au sans-abrisme". Il entend également bâtir une "nouvelle économie" dans laquelle les services essentiels sont davantage contrôlés par l'Etat.

L'ancien maire du Grand Manchester avait précédemment fait part de sa volonté de créer dans cette ville un "N.10 du Nord" - en référence au 10, Downing Street - même si ce projet n'a pas été détaillé.

Les travaillistes comptent sur celui qui a été surnommé "le roi du Nord" pour stopper l'ascension du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029.

(Y.Rousseau--LPdF)