Le Pays De France - Les Etats-Unis et la Corée du sud vont mener des exercices face à de nouvelles menaces de Pyongyang

Paris -
Les Etats-Unis et la Corée du sud vont mener des exercices face à de nouvelles menaces de Pyongyang
Les Etats-Unis et la Corée du sud vont mener des exercices face à de nouvelles menaces de Pyongyang / Photo: © POOL/AFP

Les Etats-Unis et la Corée du sud vont mener des exercices face à de nouvelles menaces de Pyongyang

Les forces sud-coréennes et américaines doivent mener la semaine prochaine d'importants exercices conjoints simulant des combats contre des troupes nord-coréennes aguerries par leur déploiement dans la guerre entre la Russie et l'Ukraine, a déclaré lundi un porte-parole de ces exercices.

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Baptisé "Ulchi Freedom Shield", ces manœuvres sont un rendez-vous estival régulier pour les forces armées sud-coréennes et leurs alliés américains, conçues pour les préparer à la défense contre le Nord, qui est par ailleurs doté de l'arme nucléaire.

Pyongyang en a toujours été irrité, les dénonçant comme des répétitions générales en vue d'une invasion.

L'édition de cette année, qui durera 11 jours à partir du 17 août, tiendra compte de l'évolution du "caractère de la guerre", a déclaré le colonel Ryan Donald, porte-parole du Commandement combiné des forces américaines et sud-coréennes.

"Des soldats de la RPDC ont été déployés et ont combattu en Ukraine", a-t-il déclaré aux journalistes, utilisant l'acronyme pour le nom officiel du Nord, la République populaire démocratique de Corée.

"Ils en ont tiré des enseignements et les ont rapportés en Corée du Nord", a-t-il ajouté. "Cela modifie les capacités de la RPDC, et notre entraînement prend en compte cette menace."

L'exercice — auquel participeront 18.000 soldats sud-coréens et des homologues issus du contingent américain de 28.500 militaires stationnés dans le pays — consacrera plus d'importance à la guerre de drones, aux perturbations de signal GPS et aux cyberattaques, a-t-il précisé.

La Corée du Nord a approfondi ses liens avec la Russie depuis le début de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine en 2022.

Pyongyang a envoyé des troupes et des munitions pour la guerre de Moscou en échange d'un soutien financier, de nourriture, de ressources énergétiques et de technologies militaires, selon des analystes.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré dans un message sur les réseaux sociaux dimanche qu'"une décision a été prise pour que 30 à 50.000 Nord-Coréens soient déployés sur le territoire de la Russie". "Ils étudient cette guerre", a-t-il ajouté.

Le président sud-coréen, Lee Jae Myung, considéré comme conciliant, a pris le contrepied de son prédécesseur, réputé pour sa fermeté, depuis son arrivée au pouvoir en juin 2025, offrant à Pyongyang des pourparlers sans conditions préalables.

Mais les autorités de Corée du Nord n'ont pour l'instant pas donné suite à ces offres répétées.

Les deux pays restent techniquement en guerre, car le conflit de 1950-1953, déclenché par une attaque nord-coréenne, s'est terminé avec un armistice et non un traité de paix.

(R.Dupont--LPdF)