JO: les biathlètes français champions olympiques en relais, nouveau record de médailles aux Jeux d'hiver
Les biathlètes français Fabien Claude, Emilien Jacquelin, Quentin Fillon Maillet et Eric Perrot sont devenus mardi champions olympiques du relais masculin, permettant à la France de battre son record de médailles aux Jeux olympiques d'hiver sur une édition.
Avec 16 médailles depuis le début des Jeux de Milan Cortina, la délégation bleue efface ses performances de 2014 et 2018. Pour le seul biathlon, il s'agit de la 9e médaille sur le site d'Anterselva, la quatrième en or, là aussi un record pour la discipline qui était restée bloquée à trois en 2018 et 2022.
Au terme d'une course à couper le souffle où ils sont passés par toutes les émotions, Eric Perrot, dernière relayeur a franchi la ligne d'arrivée avec une dizaine de secondes d'avance sur les Norvégiens, champions du monde et champions olympiques en titre. La médaille de bronze est revenue à la Suède.
Aux Jeux olympiques, le biathlon français en est désormais à 17 titres, depuis le tout premier conquis en relais chez les femmes en 1992 à Albertville. C'est le premier pour un relais masculin.
Avec ce titre, Quentin Fillon Maillet devient le sportif français le plus médaillé aux Jeux olympiques avec un huitième podium pour cinq titres, rejoignant les escrimeurs Roger Ducret et Philippe Cattiau qui ont amassé chacun huit médailles (dont trois en or).
- "On est une équipe" -
L'aventure dorée du quatuor français a pourtant mal débuté mardi après-midi sous la neige qui tombait depuis le début de la journée à Anterselva.
En difficulté sur le pas de tir depuis le début de ses Jeux, Fabien Claude est allé visiter l'anneau de pénalité à une reprise après ses trois pioches. Il a passé le relais à Emilien Jacquelin avec une cinquantaine de secondes de retard sur les nations en tête, à la 13e place.
"On est une équipe, les tours de pénalité ça peut arriver, c'est pas pour autant qu'une course terminée", a glissé ce dernier après la course au micro d'Eurosport. "Sincèrement, j'ai plus regardé l'écart (que le classement NDLR). La médaille était jouable, la gagne j'y pensais moins", a-t-il ajouté. "Je l'ai joué au panache, à l'envie, avec le coeur."
Car Jacquelin a sorti l'un des plus beaux relais pour revenir sur la tête, prendre les commandes et mettre dans le rouge toutes les nations derrière.
Troisième relayeur bleu, Quentin Fillon Maillet a scellé un match à trois qui s'est joué dans l'ultime relais entre la France d'Eric Perrot, la Norvège de Vetle Christiansen et la Suède de Sebastian Samuelsson, pour les derniers 7,5 kilomètres.
Leader de la Coupe du monde, Perrot a ensuite mis ses deux rivaux sous pression avec un tir couché parfait, puis s'est donné une belle marge pour le tir debout, ses deux pioches ne lui coûtant pas la victoire au final, malgré le plein sans pioche pour Christiansen.
(R.Lavigne--LPdF)