GP de Bahreïn en Malaisie: Verstappen (Red Bull) s'élancera juste devant Hamilton (Ferrari)
Max Verstappen (Red Bull) et Lewis Hamilton (Ferrari), onze couronnes mondiales à eux deux, partiront en première ligne dimanche du Grand Prix de Bahreïn de F1 exceptionnellement délocalisé en Malaisie, avec la première pole position de la saison et une chance de victoire pour le Néerlandais.
Les deux hommes, quatre titres pour Verstappen, sept pour la superstar britannique Hamilton en près de 20 ans, ne s'étaient pas élancés avec leurs monoplaces côte à côte depuis le GP de Hongrie en 2023 et "Mad Max" n'avait pas décroché de pole depuis Abou Dhabi en décembre, où il avait manqué de très peu une cinquième couronne mondiale.
Verstappen, qui a eu 29 ans le 30 septembre et qui vient d'être reconduit chez Red Bull, a bouclé son meilleur tour sur le circuit de Sepang, en banlieue de Kuala Lumpur, en 1 min 35 sec 130 millièmes, laissant Hamilton à 298 millièmes de seconde.
Le coéquipier du Néerlandais, le Français Isack Hadjar, a signé le troisième temps des qualifications mais reculera de cinq places sur la grille de départ en raison d'une pénalité infligée à Red Bull pour un changement de pièces sur le moteur hybride, au-delà du quota autorisé.
- "Objectif" podium pour Hadjar -
Devant trois médias français dont l'AFP, le Parisien de 22 ans s'est dit à la fois "content de la performance de la voiture" mais "déçu" de ce troisième temps, a fortiori de sa huitième place.
Il a pour "objectif" de remonter sur le podium.
Les Red Bull, après une première moitié de saison très difficile, sont impressionnantes depuis le GP d'Azerbaïdjan samedi dernier avec un double podium pour Verstappen et Hadjar, et ont brillé lors des trois séances d'essais vendredi et samedi en Malaisie.
"C'est fantastique. Nous avons tenté depuis nombre de Grands Prix de décrocher la pole position (...) Y être parvenus après un tel début de saison est incroyable", a lancé Verstappen, enthousiaste, alors qu'il avait menacé jusqu'à cet été de quitter la F1.
"Je vais essayer de gagner demain", a réaffirmé celui qui a été sacré quatre fois de suite champion du monde (2021-2024) et dont ce serait la première victoire en 2026.
Chez Ferrari, un ton en-dessous depuis quelques courses, Hamilton, 41 ans, était ravi de son deuxième chrono devant "la plus grande foule jamais vue ici" à Sepang, qui avait accueilli la F1 de 1999 à 2017 et où la chaleur humide éprouve les mécaniques, pneus et organismes.
Hamilton est l'un des neuf pilotes sur 22 à avoir couru sur ce circuit de 5,543 km, très technique, large, avec des lignes droites et des courbes ultrarapides et quelques chicanes où il fait écraser les freins.
La piste est sale et abrasive et risque d'être mouillée par des averses de mousson imprévisibles.
Hadjar, Parisien de 22 ans qui gagne en maîtrise derrière le volant et devant les médias, a manqué trois GP cet été en raison d'une fracture au poignet.
La blessure n'est "plus d'actualité" et il a dit compter sur sa "jeunesse" pour tenir dans la fournaise de l'Asie du sud-est (56 tours et 2 heures de course dimanche à partir de 07h00 GMT), ajoutant dans un sourire qu'il misait sur une "dégradation" maximale des pneus tendres ou médium pour tout le monde avec "160 arrêts au stand".
- Mauvaise surprise pour Mercedes -
La mauvaise surprise est venue des leaders presque intouchables du Championnat: les Mercedes du prodige italien Kimi Antonelli et du Britannique George Russell partiront respectivement troisième et septième.
L'écurie allemande dirigée par l'un des barons de la F1, l'homme d'affaires autrichien Toto Wolff, largement devant Ferrari au classement des constructeurs, a pourtant apporté des améliorations à ses monoplaces, châssis et moteurs maison, des monstres de puissance et de technologie.
L'autre Ferrari du Monégasque Charles Leclerc peut jouer le podium avec sa quatrième place sur la grille, devant les deux McLaren du champion du monde 2025, le Britannique Lando Norris, et de l'Australien Oscar Piastri.
(A.Laurent--LPdF)