Le Pays De France - F1 : Red Bull veut être deuxième du Championnat des constructeurs en 2026, affirme son directeur technique

Paris -
F1 : Red Bull veut être deuxième du Championnat des constructeurs en 2026, affirme son directeur technique
F1 : Red Bull veut être deuxième du Championnat des constructeurs en 2026, affirme son directeur technique / Photo: © AFP

F1 : Red Bull veut être deuxième du Championnat des constructeurs en 2026, affirme son directeur technique

L'écurie de Formule 1 Red Bull, en pleine renaissance en cette fin de saison avec son moteur et son châssis maison, vise la "deuxième place" du Championnat du monde des constructeurs, devant Ferrari et McLaren, mais derrière l'intouchable Mercedes, affirme son directeur technique Pierre Waché.

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L'ingénieur français de 51 ans, dont l'équipe cumule huit titres de constructeurs et six de pilotes, y compris quatre pour le Néerlandais Max Verstappen, avertit toutefois qu'"il n'y a pas d'arme secrète, de magie en sport" automobile, dans un entretien à l'AFP en marge du Grand Prix de Singapour.

QUESTION : Red Bull est quatrième cette année au classement provisoire (306 points). Quel est l'objectif en fin de saison ? Est-ce que dépasser McLaren (troisième avec 317 points), voire Ferrari (2e, 418 points) est envisageable ?

REPONSE: "La compétition est très difficile, les autres sont pareils que nous, on n'est pas meilleurs qu'eux. On essaie de faire toujours mieux, on a réussi à gagner une course (Verstappen en Malaisie dimanche dernier, NDLR) mais on n'est pas non plus encore champion du monde. L'objectif (à moyen terme) est donc d'être champion, mais on ne l'a pas atteint. Pour l'instant, tout ce qu'on peut atteindre, sur le papier, c'est P2 (deuxième place, NDLR). Cela ne veut pas dire qu'on va y parvenir, mais si on se satisfait de ce qu'on a, on ne finit jamais bien".

Q : Qu'avez-vous réalisé tout au long de la saison pour que la voiture redevienne compétitive depuis cet été ? Avez-vous trouvé la martingale ?

R : "Il est normal en F1 d'arriver au début avec une voiture dont on n'est pas obligatoirement content. On avait quelques défis: on était un peu en surpoids et on a essayé d'améliorer continuellement la voiture en partant (des essais hivernaux) de Barcelone, puis le premier Grand Prix (en Australie) jusqu'à Miami, Spielberg (Autriche) et Bakou. (On avait) des objectifs de poids, d'amélioration aérodynamique et mécanique".

"La performance n'est jamais globale, mais relative par rapport aux autres, il est donc difficile de juger. Et non, on n'a pas trouvé l'arme secrète ! Il n'y a pas de magie dans ce sport, il n'y a que des mauvaises surprises ! On croit bien faire et finalement ça ne marche pas exactement comme on veut. La complexité du système (est de trouver) des compromis entre le châssis, le moteur et ce que veut le pilote".

Q : Est-ce que le développement réussi de la voiture a convaincu Max Verstappen de re-signer avec Red Bull et est-ce que le Français Isack Hadjar s'est bien adapté ?

R : "(Pour Verstappen) je ne suis pas sûr que ce soit ça. Il s'agit plus de l'état d'esprit de l'équipe et de notre envie de gagner. En signant, il envoie un message fort, positif".

"(Hadjar) s'adapte bien. Le nouveau règlement technique (sur les moteurs hybrides électriques et thermiques) a beaucoup contribué à son adaptation. Cela a été une remise à plat pour tout le monde qui lui a permis d'entrer plus facilement dans l'équipe. Mais c'est surtout face à Max (Verstappen), qui est exceptionnel, qu'il (Hadjar) est bien entré. Son approche est assez bonne et il a eu un bon état d'esprit. Mais c'est toujours un défi très compliqué d'être en concurrence vis-à-vis du meilleur pilote sur le plateau. Un challenge qu'il a pris à bras-le-corps".

(C.Fournier--LPdF)