NBA : Les Spurs et leur "Alien" Wembanyama visent les étoiles
Dans la galaxie NBA, les New York Knicks sont les gardiens d'un magnifique titre décroché cet été, mais autour d'eux gravitent des astres qui veulent s'en emparer, à commencer par les Spurs guidés par leur "Alien" Victor Wembanyama.
Le géant français, baptisé de ce surnom galactique par LeBron James avant même ses débuts aux Etats-Unis, s'illustrera dès mardi pour le lancement de sa quatrième saison, contre le Thunder d'Oklahoma.
En un an, Wemby a franchi les étapes à la vitesse de la lumière : élu meilleur défenseur de la ligue, il a hissé la franchise texane jusqu'en finales.
Cette irrésistible ascension démultiplie les attentes autour du prodige tricolore, 22 ans seulement, et les observateurs le voient déjà sacré avec les Spurs et MVP lors de l'exercice 2026-2027.
Mais les Knicks ne le laisseront pas faire, et adoptent le mantra "on ne change pas une équipe qui gagne" pour tenter un doublé jamais vu depuis les Warriors en 2018.
Emmenés par l'épatant Jalen Brunson, meilleur joueur des finales (victoire 4-1 contre les Spurs), les tenants du titre attaquent la nouvelle saison avec une bonne dose de maturité en plus.
Après ce sacre qui leur glissait des mains depuis plus de 50 ans - le précédent remontait à 1973 - il faut "repartir de zéro, être affamés et prêts à faire ce qu'il faudra pour gagner à nouveau", avance Karl-Anthony Towns, décisif face à la tour Wembanyama (2,24 m) lors des finales.
Les Knicks devront gérer la prolongation du pivot All-Star (20,1 points, 11,8 rebonds, 3 passes la saison dernière) qui s'est pour l'instant dit "déçu" de l'offre de la franchise, dont les finances sont dans le rouge.
D'autres toquent à la porte pour prolonger leur contrat, comme le précieux ailier Josh Hart, ce qui force les Knicks à oeuvrer pour que les joueurs aient l'esprit libre sur le parquet.
- Casting de rêve -
New York, 5e meilleur bilan du dernier chapitre (53 victoires pour 29 défaites) avant de se magnifier en play-offs et en finales, affrontera cette année une féroce concurrence à l'Est.
Les Sixers de Philadelphie ont monté une armada de géants qui fait saliver, avec l'arrivée cet été de LeBron James, quadruple champion NBA et meilleur marqueur de l'histoire de la ligue nord-américaine.
À 41 ans, le "King" toujours affûté (20,9 points la saison dernière) a accepté de casser son salaire de 54 à 4 millions de dollars pour chercher une cinquième bague.
Il sera épaulé de joueurs de classe mondiale : l'explosif ailier Jaylen Brown (28,7 points) arrivé de Boston à l'intersaison, l'explosif Tyrese Maxey (28,3 points), le pivot impérial Joel Embiid (26,9), et l'athlétique minot de 21 ans VJ Edgecombe (16).
Autant de grands noms (et d'égos) qu'il faudra gérer et marier pour que la magie du casting opère.
Mais comme un bon scénario ne fait pas toujours un bon film, Miami pourrait bien ravir l'Oscar de la meilleure équipe à la Superteam de "Philly".
Le Heat a embauché cet été le colosse aux mains d'or Giannis Antetokounmpo, champion en 2021 et double MVP (2019, 2020), lors d'un échange extraordinaire avec Milwaukee.
Avec Bam Adebayo, l'homme aux 83 points en un match l'an dernier, Miami a son tandem infernal pour s'illustrer près de l'arceau.
- Monstre à deux têtes -
De tous ces ogres de l'Est, les Spurs de Wemby ne peuvent en retrouver qu'un en finales.
Pour y arriver, ils auront un sacré os à ronger : le Thunder d'Oklahoma, champion en 2025 et doté d'un effectif ultra-complet.
San Antonio avait éliminé la bande à Shai Gilgeous-Alexander, double MVP, lors de l'ultime match de la finale de conférence Ouest, les prémices de ce qui peut devenir une sublime rivalité ces prochaines années.
Oklahoma, c'est l'excellence à chaque poste, avec notamment l'intérieur All-Star Chet Holmgren (17,1 points, 8,9 rebonds), et Jalen Williams sur l'aile.
Derrière ce monstre à deux têtes à l'Ouest que sont les Spurs et le Thunder, les Minnesota Timberwolves de Rudy Gobert tenteront de se frayer un chemin avec Anthony Edwards en colonne vertébrale et l'arrivée de LaMelo Ball, et gare à la renaissance des Lakers orphelins de LeBron James sous la baguette magique de Luka Doncic.
(N.Lambert--LPdF)